Reconnaissance à René Lortie
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La
Mort La mort n’est rien. Je suis seulement passé de l’autre
côté. Je suis moi. Vous êtes vous. Ce que nous étions les uns pour les
autres, nous le sommes toujours. Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours
donné. Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait. N’employez pas un ton
différent. Ne prenez pas un air solennel ou triste. Continuez à rire de ce
qui nous faisait rire ensemble. Priez, souriez, pensez à moi. Que mon nom
soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été, sans emphase d’aucune
sorte, sans une trace d’ombre. La vie signifie ce qu’elle a toujours
signifié. Elle reste ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serai-je hors de votre pensée, simplement parce que je suis hors de
votre vue ? Je vous attends, je ne suis pas loin … juste de l’autre côté du
chemin. Vous voyez : tout est bien ! Charles
Péguy
(réflexion apportée par Rosaline, belle-sœur de René
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Un jour, nous chanterons une chanson d’amour ! Un jour, nous parlerons un langage d’amour ! Un jour, nous revivrons dans la paix pour toujours ! Dieu, j’attends, dans l’espoir, ce grand jour ! » Extrait de «Notre chant d‘amour» |
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Hommage
à René Lortie Quand on m’a demandé de rendre
hommage à René, trois mots me sont venus à l’idée: don de soi. René s'est
toujours oublié pour aider et penser aux autres. René a commencé son bénévolat au
début de la paroisse Sainte-Gertrude. Le tout a débuté avec les bazars, avec
le curé Patry et sœur Jeanne-d’Arc. Ensuite ce fut les épluchettes de blé
d’Inde et les partys hot-dogs pour les missions. René était toujours là, non pas
comme spectateur, mais comme bénévole très impliqué. C’était alors l’époque
des trois L. Pas Lautrec, Lalonde et
Louvain, mais bien Lambert, Landry et Lortie. René avait le souci de voir à la préparation de la relève, afin que tout ce qui avait été bâti dans le bénévolat ait une continuité. L’homme aux « 100 000 volts » était toujours prêt à dépanner qui que ce soit dans tout travail nécessitant de l’électricité. Spécialiste du déménagement, René, comme tout scout, était toujours prêt, tant de jour que de nuit, à se rendre aussi loin que Rouyn-Noranda avec moi. Don de soi Il y a une douzaine d’années, René s’est joint au Conseil 10 017 des Chevaliers de Colomb de la Nativité de Notre-Dame de Beauport. Dès son adhésion, René s’impliqua dans l’exécutif et était de tous les événements tant sociaux que religieux. Parlons entre autres de la Guignolée, des paniers de Noël, des lectures aux messes et toutes autres missions qui lui étaient confiées. Même gravement malade, René avait le souci que tout soit prêt pour le party d'huîtres de vendredi soir dernier. René était un vrai gars de party, toujours bien secondé
par sa douce Nicole qui, elle, s’assurait que René n’oubliait rien. Comme il disait si bien : en autant qu’il
n’y ait pas d’abus ! René, l’homme généreux et au verbe coloré, profitait de
toutes les occasions pour réunir sa famille autour de lui. Bon vivant, bon
chanteur, jovial, il savait aussi mettre toutes ses qualités et ses
connaissances au profit des démunis et des personnes âgées. René, avec tout l’amour que tu
as su nous donner à nous, tes frères chevaliers, tu vas laisser un grand vide
qui ne sera pas facile à combler et je sais qu’il en sera de même au sein de
ta famille. Nous confions ton âme au Seigneur et veilles sur nous tous. À l’ensemble de la famille
Lortie et aux amis de René, nous disons un merci bien sincère d’avoir partagé
René avec nous, Chevaliers. Soyez assurés qu’à vous côtoyer, nous avons
beaucoup appris et nous vous en sommes très reconnaissants. Nous espérons que d’autres familles
prendront exemple sur vous. Ainsi, il est très important de vous souligner
que vous serez toujours chez vous parmi nous. Salut René ! Salut Barman !
Salut frère chevalier ! Salut chum ! |
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Reconnaissance
à notre frère René Lortie, de 1989 à 2001 Le
Conseil La Nativité de Notre-Dame de Beauport vient de perdre l’un de ses
membres, un grand parmi les grands, pour son appartenance, sa vitalité et son
dévouement au sein de son Conseil. À
l’annonce de son départ le temps s’est cristallisé pour nous permettre de
réaliser et d’interpréter toute sa signification. Notre grand lutteur est
vaincu par la maladie mais est
encore parmi nous par son engagement, sa détermination et son courage. Que
nous reste-t-il de lui ? Tout. Son sourire légendaire et son dynamisme nous manqueront encore longtemps. Son
esprit de rassemblement et sa gaieté exprimés dans ses fredonnements, ses
chansons et ses 100 000 volts d'énergie, encore plus. René s’est joint aux tous premiers balbutiements du
Conseil lors de l’initiation du printemps 1989 en compagnie de son fidèle ami
Edgar Lambert, tous les deux parrainés par Raymond Rodrigue. Commence alors
la grande aventure où il se fera remarquer pour sa grande franchise, ses
convictions personnelles et sa loyauté aux grands principes de l’Ordre
colombien. Il nous laisse un bel héritage de son franc parlé et de sa manière
de convaincre et d’amener les gens à épouser les causes qui lui tenaient à
cœur. C’est ainsi qu’il a toujours assumé la place de directeur qui lui séait
si bien au sein de l’exécutif. Il
accepte en 1994, à la demande du Grand Chevalier André Roy, le poste
d’Intendant qu’il occupe pendant deux années. Pendant ce mandat, il créa le
comité du bar, devenu une nécessité, et il s’entoura de gens dévoués et à
l’esprit d’équipe. Esprit très important car à l’époque le matériel de
l’intendance et du bar était dispersé et entreposé dans les sous-sols ou
remises des membres du Conseil. Voilà un travail de titan pour récupérer le
matériel pour une activité et le retourner après, parfois dans les pires
conditions climatiques et ensuite procéder à l’inventaire. Il fallait avoir
foi en la Chevalerie et cette foi qui émanait et rayonnait de lui se
reflétait sur l’ensemble du Conseil. Les gestes de générosité du
couple Lortie, Nicole et René, sont multiples. En combien d’occasions les
réunions pour la mise en marche des activités, les préparations des déjeuners
familiaux du conseil, l’épluchette de blé d’Inde et autres se sont-ils préparés
et réalisés chez eux ? Gestes de grand cœur et d’amour pour la cause à
laquelle ils croyaient tous les deux profondément. Son apostolat se reflète dans
plusieurs autres sphères d’activités. Il se fait remarquer pour ses talents
de bricoleur et son métier d’électricien. Réparation de la plaque chauffante,
du grille-pain commercial et autres équipements du Conseil et aux multiples
services de mêmes natures à ses frères chevaliers. Ses talents sont remarqués
et appréciés aussi dans les paroisses Ste-Gertrude, La Nativité de Notre-Dame
et au Domaine de La Fraternité où il effectue moult travaux de réparation et
d’entretien courant. Malgré toutes ses activités, il
trouve encore le temps de remplir son mandat de marguillier à la paroisse
Ste-Gertrude et de s’occuper activement de la misère des autres par le biais
de la Saint-Vincent de Paul avec ses fidèles compères et amis, Edgar Lambert
et Charles Landry. Il participe activement aux soirées de divertissements
organisées dans les foyers de personnes âgées parrainées par le Conseil et
organise plusieurs soirées, souper-théâtre, pour les chevaliers dans des
théâtres d'été de la région. Nous le retrouvons aussi à Rêves d'enfants,
cause humanitaire qui lui tient vraiment à cœur. René nous laisse un héritage merveilleux
de sa grande générosité et son cœur d’apôtre à la Chevalerie. De plus il
parraine son fils, Pascal, qui joint notre grande famille et qui suivra sans
doute les traces de son père en prenant la place qui lui revient au sein du
Conseil 10 017. À son épouse Nicole, à ses enfants et petits-enfants et à
tous ses parents, le Conseil 10 017 des Chevaliers de Colomb offre ses plus
sincères condoléances. N’oubliez surtout pas que vous aurez toujours votre
place dans la grande famille que nous formons et cela est sans doute le vœu
le plus cher de René et de notre Fondateur l’Abbé McGivney. Par Aurèle Beauséjour (Réf.: Charles Landry, Edgar Lambert, Benoît Côté et
Gilles Giroux) |
Cette page a été créée le 08 mars 2002.